Photo : Divine Dibula / Crédit : Cavaliers de Champlain

Les Cavaliers du Collège Champlain St-Lambert en basketball féminin sont absolument dominantes cette saison. Une fiche parfaite de 11-0 avec un écart moyen de près de 30 points par match. La troupe de Georges Germanos a un objectif en tête, le championnat national.

Après avoir obtenu la 4e place lors du championnat canadien en 2022, les Cavaliers ont l’intention d’aller à Hamilton ce printemps et d’en revenir avec une médaille au cou.

« On ne peut certainement pas se plaindre de cette super belle saison », déclare d’entrée de jeu l’entraîneur Germanos. « On a une équipe qui pourra aller jusqu’au bout, on l’espère. On veut se reprendre pour l’an dernier alors qu’on a fait un premier pas en remportant le championnat provincial et en se qualifiant pour le canadien. Mais une blessure à notre joueuse toute étoile Sauda Ntaconayigize lors de notre premier match nous a coûté une chance pour l’or. Cette année, on vise une médaille. C’était mon modo quand j’ai pris l’équipe en charge, il y a 15 ans. Une victoire de plus chaque année. »

Coach Georges Germanos / Crédit photo : Cavaliers de Champlain

On sent que l’édition 2022-2023 des Cavaliers a quelque chose de spécial. Georges Germanos parle d’une équipe équilibrée, très grande et talentueuse. « Trois de nos quatre finissantes ont déjà des ententes pour aller jouer dans la NCAA l’an prochain. Des équipes comme ça, on n’en a pas tous les jours. À chawue match, une nouvelle joueuse peut s’illustrer. »

Et bien que tout va comme sur des roulettes, la formation de la rive-sud de Montréal ne prend rien pour acquis. « La pression monte et plus on avance dans la saison, plus on a une cible sur notre dos. Les équipes qu’on affronte veulent se prouver. Et puis, même si on a une saison parfaite, tout recommencera à zéro une fois dans les éliminatoires. »

Coach Germanos aimerait évidemment conclure la saison avec une fiche parfaite, mais ce n’est pas son objectif. Comme tout bon entraîneur, il mise sur le processus et l’amélioration quaotidienne. L’équipe domine dans à peu près toutes les catégories statistiques collectives. Il est notamment très fier de la statistique des passes décisives alors que les Cavaliers en obtiennent en moyenne 17,7 par match contre 12,1 pour leurs plus proches poursuivantes.

Sauda Ntaconayigize évolue maintenant avec l’Université Lafayette en D1 de la NCAA. Mais l’équipe mise sur un groupe extrêmement solide malgré son départ. La garde Chloe Oliver, qui est dans le top 3 du circuit pour les points, les aides et les vols de balle, tient les clés de l’équipe, selon les dires de son entraîneur. Il souligne également le travail de Divine Dibula qui connaît une saison quasi parfaite. 5e pour les points, elle trône au sommet du circuit pour les rebonds et les tirs bloqués.

Chloe Oliver face à Laurie Lafleur des Cougars de Champlain-Lennoxville. / Crédit photo : Cavaliers de Champlain

À elles s’ajoutent les Caitlin Frost (6e pour les points, et 2e aux rebonds), Candice Lienafa et Anais Levasseur (1re pour les passes décisives) ainsi que les excellentes tireuses aux 3-points Ella Dunn et Mahe Rabesa.

Il ne reste que cinq matchs à jouer à la saison régulière et tous attendent avec impatience le duel face aux Géants de St-Jean et leur meneuse Rosalie Mercille, le 19 février prochain. Durant ces matchs, Georges Germanos vuet bien sûr continuer d’améliorer les choses tactiquement et stratégiquement, mais pour lui, la clé sera l’implication de toute l’équipe. « Il faut continuer de gagner en confiance les unes envers les autres. Les vétéranes le font déjà, mais il faut continuer de s’assurer que les plus jeunes obtiennent cette confiance de la part de leurs coéquipières.

Et bien qu’on surveillera avec grand intérêt la route des Cavaliers de Champlain St-Lambert d’ici la fin du calendrier régulier, on aura à l’oeil Coach Germanos. En effet, celui-ci n’a demandé aucun temps mort depuis le tout début de la saison. Une indication assez claire de la confiance qu’il a en ses joueuses et leur façon de se comporter sur le terrain.

Une lutte à finir pour les éliminatoires

Si les Cavaliers sont bien en selle, les dés sont loin d’être joués pour les autres formations du circuit collégial D1. St-Jean est au deuxième rang avec une fiche de 7-2, mais parmi ses sept matchs encore à disputer, il y aura des affrontements avec Ste-Foy, Dawson, Montmorency et Champlain-St-Lambert qui ne seront pas de tout repos. Rosalie Mercille, Ève Atchampone, Clara Bergeron et Sophie-Anne Bouffard seront amplement sollicitées.

Rosalie Mercille / Crédit photo : Rémy Boily

Dawson est à 7-4 après un départ de 4-1. Champlain-Lennoxville, Trois-Rivières, St-Jean et Ste-Foy, des adversaires directes dans la course, sont leurs quatre prochaines adversaires. Les Blues protègent bien le ballon et ont un jeu systématique bien établi, mais elles devront être plus solides au rebond.

Les Dynamiques de Ste-Foy suivent à 6-4, mais elles se sont inclinées à leurs deux derniers matchs, quoiqu’elles se sont bien défendues face aux Cavaliers la semaine dernière dans une défaire honorable de 56-47. Toutefois, cinq de leurs six derniers duels les mettront aux prises avec des adversaires directes. Leur jeu défensif fait leur force et il devra être à point.

Montmorency est actuellement en 5e place du classement. Emmanuelle Laurent, Stecy Morancy, Elinore Frimpong, Sabrina Petion et Mariama Diallo devront offrir du jeu très solide d’ici la fin. Avec quatre matchs sur les six derniers à l’étranger dontdes visites à Ste-Foy, Champlain-St-Lambert et St-Jean, la tâche ne sera pas mince pour assurer leur place.

Les Cougars de Champlain-Lennoxville ont mis fin à une série de trois revers en battant les Géants de St-Jean dimanche dernier. Leur fiche de 4-6 les place au tout dernier rang donnant accès aux éliminatoires. Pour espérer passer à la prochaine étape, elles devront trouver des façons d’obtenir plus de tirs au panier. Leur pourcentage de réussite est le deuxième plus élevé de la ligue, mais avec une moyenne de 60,2 tirs tentés par rencontre, elles sont loin des autres équipes qui les devancent au classement. Celles-ci ont toutes au moins 67 tirs tentés par match. L’équipe est cependant redoutable au rebond avec Anne-Marie Babin et Léa Boulanger.

Les Diablos de Trois-Rivières (2-6) ont encore huit matchs à jouer pour espérer faire tourner le vent de côté. Leur victoire du 13 janvier face à Champlain-Lennoxville laisse entrevoir une lueur d’espoir, mais la pente sera ardue. Quant aux Cheetahs de Vanier (2-8) et aux Lynx d’Édouard-Montpetit (0-9), les chances sont à peu près nulles. Mais elles peuvent causer des maux de tête à leurs adversaires. Vanier a d’ailleurs gagné ses deux dernières parties, dont une face à Ste-Foy. Tandis qu’Édouard-Montpetit a été en mesure de donner du fil à retordre aux Nomades de Montmorency à deux reprises.

Ne manquez pas les matchs entre Lennox et Dawson et entre St-Jean et Ste-Foy ce vendredi. De belles batailles s’annoncent que vous pouvez voir sur place ou via le RSEQ.direct.