Le hockey universitaire canadien gagne à être connu

Crédit photo : Simon Lahaye

Je vous présente mon premier article à titre de spécialiste du hockey universitaire, ainsi que du hockey collégial québécois. Deux circuits de hockey parallèles et que l’on connait trop peu, malheureusement.

Natif du nord-ouest du Nouveau-Brunswick (hé oui, un Brayon), jeune étudiant joueur de hockey, nous aspirions tous à jouer au hockey pour les Aigles Bleus de l’Université de Moncton.

Les succès de l’équipe, sous les ordres de Jean Perron, faisaient que pour nous, les néo-brunswickois francophones, nous voulions porter le bleu et or, afin d’affronter les méchants Tigers de Dalhousie (Halifax) ou les X-Men de Saint-François Xavier (Antigonish).

Par la suite, j’ai eu la chance de faire mes études universitaires à Moncton. Hélas, mon talent sur la glace était limité, mais je me suis joins à mes collègues des médias pour suivre les activités de l’équipe comme si nous étions sur « le beat » avec les Canadiens de Montréal.

C’était mon baptême de feu avec le hockey universitaire.

Les Aigles Bleus de mes années avaient des joueurs tel Claude Vilgrain et François Sills qui avaient eu comme coéquipier Mario Lemieux avec les Voisins de Laval, Benoit Doucet des Olympiques de Hull (maintenant Gatineau), Devant les buts, Dave Quigley arrivait directement des Cataractes de Shawinigan.

Mais la question qui se posait était: pourquoi le hockey universitaire canadien n’est pas aussi connu?

Si cette question se posait en 1985, elle est toujours d’actualité. Pourquoi le hockey universitaire canadien est si peu connu aux yeux du public?

Cette saison, il y a 35 universités canadiennes qui ont une équipe de hockey au sein de U Sports. Il y en a 9 dans l’Atlantique (AUS : Atlantic University Sports), 9 dans l’Ouest canadien (CW: Canada West) et 19 dans la OUA (Ontario University Athletics).

Au Québec, il n’y a que trois membres du RSEQ (Réseau du Sport Étudiant du Québec) qui ont un programme de hockey masculin. Il s’agit de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), McGill et Concordia. Ces trois universités évoluent dans la division Est de l’Ontario, faute d’une ligue universitaire québécoise.

Bien que la moyenne d’âge varient entre 21.96 ans (Colombie-Britannique « UBC ») et 23.27 ans (Ile du Prince-Edouard « UPEI »), le talent regorge au sein du circuit universitaire canadien.

D’ailleurs, cet automne, la LHJMQ mentionne que 192 anciens joueurs du circuit Courteau se retrouvent sur les alignements universitaires canadiens. Moncton et Concordia mènent le bal avec 22 anciens joueurs junior majeur, alors que l’UQTR en a 21 et McGill 17.

La même chose se produit en Ontario et dans l’Ouest Canadien.

Donc, pourquoi, en général, le hockey universitaire est presque méconnu au Canada et au Québec? L’absence de publicité autour de ces équipes est généralement lié à cela. Les médias, en général, vont regarder ce qui se fait à travers le Canada dans la Ligue Canadienne de Hockey. Pourtant, mis à part la chasse afin de trouver « la perle rare » du hockey professionnel canadien, il ne reste que les spectacles de hockey junior et celui du hockey universitaire canadien.

Au football universitaire canadien, les succès du Rouge et Or de l’Université Laval, des Mustangs de Western ou des Huskies de la Saskatchewan sont très connus et médiatisés au pays. Mais est-ce que les amateurs de hockey sont aussi connaisseurs du hockey universitaire? Si vous leur posez la question: quelle est l’université avec le plus de titres canadiens, ces amateurs seront bien embêtés d’y répondre correctement.

Ce sont les Golden Bears de l’Université de l’Alberta qui ont le plus de titres avec 16 Coupe Universitaire David-Johnston. Leur dernier championnat remonte en 2017-18. Ils sont suivis par les Varsity Blues de l’Université de Toronto et des Reds de l’Université du Nouveau-Brunswick (UNB) avec 10. D’ailleurs UNB a remporté son premier championnat en 1996-97.

Les Patriotes de l’UQTR sont les champions en titre, eux qui ont remporté la Coupe Universitaire David-Johnston 5-4, en deuxième prolongation, face aux Golden Bears de l’Alberta.

J’espère au fil des semaines vous faire découvrir (ou redécouvrir) le merveilleux monde du hockey universitaire masculin au pays. C’est un bijou caché dans la neige canadienne.

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