Les nouvelles négatives commencent à s’accumuler dans le sport scolaire

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Crédit photo : saint-jean-eudes.com

Ce mercredi 23 septembre est plutôt rempli dans le milieu du sports étudiant. Malheureusement, ce ne sont pas nécessairement de bonnes nouvelles pour les athlètes et les entraîneurs.

Le tout a commencé avec l’annonce par la section Québec-Chaudière-Appalaches du RSEQ qui a pris la décision d’annuler toutes les ligues de football et de soccer cet automne. Cependant, des matchs hors-concours pourront être organisés. Rappelons que ceci ne concerne que le sport au niveau secondaire et non au niveau collégial.

L’incapacité de travailler adéquatement dans le contexte actuel de la clause 70 a sonné le glas pour Mathieu Rousseau, directeur général de cette branche régionale du RSEQ. Les détails et les commentaires de M. Rousseau sur la situation sont disponibles dans cet article de Carl Tardif du journal Le Soleil.

En résumé, M. Rousseau souligne que plus de 50% des équipes de la région ne peuvent pas jouer en fin de semaine si la clause 70 est maintenue. Il mentionne au journaliste : «Il est impossible de faire une planification dans les circonstances. Je dirais que 75% de nos problèmes viennent du point 70. »

La clause 70, source de maux de tête

Qu’est-ce que la clause 70? Il s’agit d’une directive émise sous forme de Questions/Réponses par le ministère de l’Éducation le 11 septembre dernier. Encore une fois, cette clause ne s’applique pas aux cégeps… pour le moment. Celle-ci dit : « On doit éviter à un événement regroupant des élèves d’autres écoles si des cas de COVID ont été détectés dans l’école, peu importe le niveau d’alerte de la région où elle est située. »

Ceci signifie en clair que le ministère de l’Éducation ne veut pas qu’une équipe de hockey composée de joueurs de secondaire 4 joue un match contre une autre école si un élève de secondaire 5, avec qui les joueurs n’ont eu aucun contact, est déclaré positif au coronavirus. On comprend assez rapidement que ça signifie à toute fin pratique que très, très peu d’écoles vont arriver à jouer un match compétitif cet automne. Il en devient par le fait même pratiquement impossible de respecter un calendrier de compétition, donc d’avoir une ligue.

Si la clause demeure, on doit s’attendre à d’autres annonces du genre très prochainement. Et les déceptions n’iront pas en s’atténuant. L’article de Jean Carrier de Québec Hebdo qui a rencontré l’entraîneur-chef de l’équipe de football du Séminaire St-François est assez éloquent. Ce dernier soulève notamment que cette décision risque d’amener certains jeunes à faire moins attention aux consignes de sécurité, sachant qu’ils ne risquent plus de rater un match.

De nouvelles directives à venir du MEQ

Une rencontre entre Gustave Roël, pdg du RSEQ et les directeurs généraux des instances régionales a lieu ce mercredi après-midi. On vous tiendra au courant des développements s’il en sort quelque chose.

Puis, le ministère de l’Éducation a aussi déclaré via son porte-parole, Bryan St-Louis : « Concernant les compétitions pour les étudiants-athlètes, le MEQ travaille actuellement avec la Santé publique pour trouver une solution. Un nouveau question-réponse sera envoyé aux écoles dans les prochains jours. »

M. St-Louis ajoute : « Pour le MEQ, il n’y a pas de différence entre le sport associatif et scolaire. Ce sont deux structures d’accueil des différents sports. Le sport associatif tout comme le sport scolaire sont en mesure de contrôler et identifier les cas de la COVID-19. Dans les deux cas, les directions régionales de Santé publique s’occupent de la recherche épidémiologique. » Alors pourquoi un traitement différent?

Peut-on garder les doigts croisés et espérer un amendement à cette fameuse clause? J’ai envie d’être optimiste parce que je veux que les athlètes-étudiants retrouvent leurs terrains et les compétitions. L’optimisme naît de l’espoir, mais ne le confondons pas avec la naïveté.

Est-il nécessaire de répéter que cette clause est une épine de plus dans le pied des équipes sportives du réseau scolaire alors que les équipes « civiles » n’ont pas à considérer cet aspect? Pourtant les équipes civiles sont formées d’athlètes provenant de plusieurs écoles qui ont peut-être des cas de COVID.

Gustave Roël me rappelait avec justesse lors d’une conversation récente que le Québec compte 220 000 athlètes-étudiants alors que le sport associatif est composé de 800 000 athlètes. Donc, on veut surprotéger 220 000 personnes, mais 800 000 autres n’ont pas à vivre avec ces contraintes? Cette dichotomie scolaire/civil demeure l’incohérence numéro un au centre de tous les débats dans le milieu en ce moment. Et personne n’a encore réussi à présenter un début d’explication logique à ça.

Des matchs de football collégial annulés

Pour ajouter à l’ambiance morose de la journée, deux matchs de football collégial D2 ont été annulés pour la fin de semaine à venir.

Le Collège Montmorency a pris la décision d’annuler son match face à Valleyfield. La rumeur court que l’institution de Laval serait frileuse à l’idée de voir ses équipes sportives fouler les terrains cet automne. Pour le moment, seul ce match a été annulé.

Quelques minutes plus tard, c’était au tour des Griffons de l’Outaouais d’annoncer la même chose pour son match face à John-Abbott. La région étant en orange, la direction n’aurait pas voulu prendre de risque.

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