Carabins et Rouge et Or ont dominé le volleyball universitaire québécois

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La fin des années 2010 est l’occasion rêvée de faire des bilans. Ainsi, Bulletin sportif s’est mis au travail pour établir un palmarès des équipes qui ont dominé la dernière décennie. Pour ce troisième volet, voici le portrait au volleyball universitaire.

L’ère des Carabins en volley féminin

Tout d’abord, un peu d’histoire. De 1990-91 à 1997-98, cinq équipes formaient la ligue universitaire de volleyball féminin : Concordia, Laval, McGill, Montréal et Sherbrooke. Par la suite, les Stingers ont cessé les activités de leur programme de volley. Les Patriotes de l’UQTR ont fait une incursion durant deux ans en 2005-2006 et 2006-2007 avant de ressusciter en D2 à partir de 2010-2011.

Mais à seulement quatre équipes, le calendrier des matchs du circuit québécois était intégré à celui des provinces atlantiques. Ce fut le cas jusqu’en 2016-17 avec l’arrivée des Gee-Gee’s d’Ottawa, un an après l’entrée en scène des Citadins de l’UQAM qui évoluaient auparavant en D2. Depuis, les matchs se jouent à l’intérieur de la conférence québécoise.

Les années 80, 90 et 2000 ont été principalement l’affaire du Rouge et Or de Laval et par moments du Vert et Or de Sherbrooke en volleyball féminin, mais les dix dernières années sur la scène du volleyball au Québec ont vu l’éclosion du programme des Carabins. Sous l’égide d’Olivier Trudel, les Carabins ont participé à toutes les finales du RSEQ et mis la main sur huit titres provinciaux.

En dix saisons, les Carabins ont compilé un dossier de 156 victoires contre 39 revers. À six reprises, une de leurs joueuses a été élue joueuse par excellence du circuit. Notons particulièrement le cas de Marie-Alex Bélanger, trois fois récipiendaire du titre, couronnant son parcours universitaire avec le prix Mary-Lyons de la meilleure joueuse au Canada. À cette récolte, il faut ajouter Olivier Trudel qui a été choisi entraîneur-chef de l’année à six reprises.

En résumé, voici les résultats combinés des dix dernières années pour les quatre équipes qui ont évolué durant la période complète :

  • Montréal – 156-39 – 8 championnats et 1 finale – 36 joueuses étoiles
  • Laval – 128-67 – 2 championnats et 6 finales – 28 joueuses étoiles
  • McGill – 113-82 – 3 finales – 27 joueuses étoiles
  • Sherbrooke – 89-106 – 21 joueuses étoiles

Le Rouge et Or, encore et toujours

Du côté masculin, c’est le Rouge et Or de l’Université Laval qui domine le sport depuis qu’il existe. Si on parle de la domination de cette université sur la scène du football, on ne peut passer sous silence les résultats monstrueux de la troupe de Pascal Clément.

Si les neuf premières saisons du circuit universitaire québécois ont été l’affaire du Vert et Or de Sherbrooke, depuis 1981-1982 le Rouge et Or a été champion de la conférence québécoise tous les ans à l’exception de quatre petites fois.

Photo : Érick Labbé – Le Soleil

Ne soyez donc pas surpris de constater que la dernière décennie fut tapissée de rouge au Québec. En effet, les représentants de l’Université Laval ont participé à toutes les finales québécoises ne s’inclinant qu’à une occasion, face aux Carabins en 2017-18. Qui plus est, l’équipe a connu cinq saisons parfaites pendant cette période.

2009-2010 fut la dernière saison de McGill dans le circuit universitaire de volleyball masculin. Lors des huit saisons suivantes, seuls Laval, Montréal et Sherbrooke formaient la conférence québécoise, même si le calendrier incluaient des affrontements face aux équipes de l’Atlantique. En 2018-2019, après que l’université Memorial de Terre-Neuve ait cessé les activités de son prgramme de volley, Dalhousie et UNB se sont joints au RSEQ pour former une conférence à 5 équipes.

Ainsi, la comparaison se fait essentiellement entre trois équipes.

  • Laval – 151 victoires, 16 défaites
  • Montréal – 86 victoires, 81 défaites
  • Sherbrooke – 54 victoires, 113 défaites

On ne pourrait parler de la domination du Rouge et Or sans parler du joueur qui a marqué le volleyball québécois plus que quiconque, Vicente Ignacio Parraguirre Villalobos alias Vicho.

Originaire du Chili, cet extraordinaire joueur a été choisi cinq fois joueur par excellence du circuit québécois et quatre fois sur la première équipe d’étoiles canadienne. En moyenne par année, Vicho réussissait 260 attaques gagnantes. Il a terminé au premier rang à ce chapitre à chacune des saisons qu’il a disputées à Québec. Pour donner une idée de sa domination, il a devancé son plus proche poursuivant par 65 en moyenne. Son plus haut total a été de 331 en 2016-2017.

J’ajouterais qu’on ne soulignera jamais assez à quel point on connaît trop peu Pascal Clément à l’extérieur des cercles d’initiés.

Pour terminer sur le volleyball masculin, je me désole souvent de constater la perte de vitesse de ce sport magnifique qui est un des sports prioritaires du RSEQ. Je comprends que le football, le basket et le hockey attirent une majorité des meilleurs athlètes masculins en sports d’équipes, mais le volleyball est un sport spécial qui mérite une attention spéciale. Vivement une campagne de promotion dans les écoles secondaires!

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