Crédit photo : Rouge et Or

La saison de volleyball universitaire féminin est lancée. Déjà, on a eu droit à un match haut en émotions entre les finalistes de de l’an dernier. Le Vert & Or a démontré pourquoi les observateurs les placent parmi les favorites et McGill n’a pas perdu de temps à gagner un premier match sous la férule de Marie-Christine Lapointe.

Laval in extremis

Vendredi soir au PEPS, le Rouge et Or et les Carabins s’affrontaient après avoir croisé le fer lors de la finale provinciale 2024-25. Les formations partants étaient passablement différentes cependant. Avec le départ de vétéranes vedettes comme la centrale Myriam Kayser-Tourigny, l’attaquante et capitaine Florence Cloutier et la passeuse Sarah McGlashan chez les Carabins ainsi que les attaquantes Béatrice Lamarche (capitaine) et Roxane St-Amand, puis la centrale Alexandrine Le Roy Audy du côté du Rouge et Or.

Naomi Babii a été très solide au premier set distribuant allègrement les balles à ses piliers Florence Lapointe et Milica Djordjevic pour donner les devants aux visiteuses avec un gain de 25-17. Le Rouge et Or, tout de rose vêtu pour l’occasion, a répliqué 25-17 lors de la manche suivante. Les services des joueuses de Laval ont créé toutes sortes de difficultés aux Carabins et l’attaquante Maïka Bourgeois-Daigle, notamment, a été en mesure de faire payer ses adversaires.

Le match est devenu très serré à partir du 3e set. Montréal s’était donné une avance de 5-1 avant de voir Laval y aller d’une séquence de 12-2, mais Montréal a repris le momentum en marquant 11 des 12 points suivants pour prendre les devants 18-14. Une séquence marquée par l’entrée en scène de la passeuse Florence Sigmen en remplacement de Babii. Olivier Faucher a alors demandé un temps d’arrêt opportun. Laval qui a finalement remonté au score terminant le travail avec des attaques puissantes d’Anne-Sofie Charette et Justine Raymond.

La quatrième manche a aussi été très âprement disputée. Laval a pris les devants 11-5 grâce entre autre au superbe travail au filet de la centrale Enrika Ellefsen. L’entraîneur Olivier Trudel a alors ramené sa passeuse partante Naomi Babii dans la mêlée. Tranquillement les Carabins ont égratigné l’avance du Rouge et Or jusqu’à prendre les devants 19-18. Djordjevic et Lanthier au contre ainsi que la puissance de Lapointe à l’attaque ont permis à Montréal de reprendre le contrôle de la manche. Néanmoins, Laval a vendu chèrement sa peau. Menées 24-21, les filles du Rouge et Or ont créé l’égalité notamment sur un solide bloc de Léonie Goupil. Mais les Carabins ont tout de même été en mesure de forcer un set ultime.

La cinquième manche a finalement été à l’avantage de l’équipe hôtesse. En avant 8-6 au changement de côté, le Rouge et Or n’a jamais tiré de l’arrière bien que le pointage soit demeuré serré tout du long. Tirant de l’arrière 13-14, les Carabins avaient une occasion d’étirer la rencontre avec une balle facile retournée par Laval, mais malheureusement pour elles, la frappe de Djordjevic est sortie hors ligne. Belle victoire du Rouge et Or pour amorcer la saison, Une première en saison régulière contre Montréal depuis novembre 2021.

Gros coup de chapeau pour deux joueuses que j’ai découvertes lors de ce match. La centrale Enrika Ellefsen pour Laval et l’attaquante-réceptionneuse Eva Genier pour Montréal. Hâte de voir la suite de la saison pour elles.

McGill lance un message

La veille, les Martlets de McGill amorçaient leur saison en accueillant les Patriotes de l’UQTR. Misant sur la meilleure bloqueuse ainsi que sur la meilleure libéro de la saison 24-25, les Patriotes rendaient visite à une équipe de McGill revampée après le départ de ses deux meilleures attaquantes de la dernière saison et surtout, de leur légendaire entraîneuse des 34 dernières années, Rachèle Béliveau.

Les Martlets ont lancé un message clair en l’emportant en trois manches sans équivoque (25-18, 25-12, 25-19). Elles ont ainsi offert un premier gain à leur nouvelle entraîneuse-chef, Marie-Christine Lapointe.

La jeune formation de McGill a dominé son adversaire dans toutes les phases de jeu. La recrue Sophie Lancup a notamment été extrêmement solide dans cette rencontre qui a laissé une très bonne impression pour la saison à venir. Intéressant aussi de voir que Sandrine Méthot est utilisée à l’aile plutôt qu’au centre. Isabel Ubeda, qui vient de Vancouver, sera aussi une joueuse à surveiller cette saison. Le duo aura fort à faire pour combler les départs d’Élyssa Lajmi et Rachel Leduc, mais le test a été plus que réussi.

Du côté de l’UQTR, on n’a jamais été en mesure d’installer la cohésion nécessaire. La saison est longue et le match de dimanche face à Laval permettra peut-être de remettre les pendules à l’heure.

Sherbrooke s’impose deux fois à Chicoutimi

Le Vert & Or de Sherbrooke présente une équipe très expérimentée cette saison qui est considérée par plusieurs comme la favorite pour remporter les honneurs du RSEQ. C’est donc sans grande surprise que l’équipe dirigée par Claude Tremblay a été en mesure d’avoir le dessus sur les Inuk de l’UQAC.

Lors du premier match, Sherbrooke l’a emporté en trois manches de 25-18, 25-14 et 25-14. Béatrice Dubreuil avec 11 points dont 10 attaques marquantes et Gabrielle Minier, solide en attaque et au contre, ont été les plus productives offensivement. Maëlle Tournier a terminé le match avec 10 réceptions défensives.

Samedi, les deux formations croisaient à nouveau le fer. Encore une fois, le Vert & Or a eu le dessus en trois manches, mais l’UQAC s’est assuré de tout donner en s’inclinant 29-27 au troisième set.