Crédit photo : Dawson Athletics

Après la première moitié de saison au basketball collégial, le collège Dawson peut se vanter d’avoir ses deux équipes au sommet des classements féminin et masculin. L’équipe féminine a une fiche de 8-1 et l’équipe masculine, 10-1. Elles partagent la tête avec Ste-Foy et Vanier respectivement. Résumé de mi-saison.

Basketball masculin

Les Blues de Dawson avaient terminé la saison 2022-2023 en force avec 17 victoires consécutives pour capturer le titre provincial avant de se rendre en grande finale canadienne où ils se sont inclinés face à SAIT. L’équipe était alors menée par Iman Kheirati qui a quitté pour Christian Brothers University en D2 de la NCAA. Cependant, son acolyte Christian Payawal est toujours là. Le garde mène la ligue pour les passes décisives et est deuxième pour les points et les vols de balle.

Cependant, la grande force des Blues ne repose pas uniquement sur les épaules de Payawal. L’équipe est collectivement la plus avare du circuit et de loin. Avec une moyenne de 58 points accordés par match, la troupe de Wayne Yearwood devance son plus proche poursuivant par 15. Un océan. D’ailleurs, Dawson mène aussi la ligue avec un écart moyen de plus de 19 points pour chacun de ses matchs.

Cette excellence a permis à l’équipe de remporter ses dix derniers matchs après avoir échappé son premier face aux Islanders de John Abbott. Et à ses deux duels avant la pause des Fêtes, Dawson a infligé de sévères défaites à Vanier (94-68) et Champlain St-Lambert (83-68).

Il faut continuer de placer les Blues au sommet de la liste des favoris pour représenter le Québec à Mount Allison en mars prochain. Dieudonné-Jr. Uzubahimana, Isaiah Graham-Roache, Tshawn Fredly Bois et Jérémy Calixte-Bea forment, avec Christian Payawal, un quintet athlétique qui a tout ce qu’il faut pour poursuivre sa domination.

Les Cheetahs de Vanier ont également une fiche de 10-1, mais la raclée qu’ils ont subie face à Dawson n’est pas passée inaperçue. Une performance très solide des Blues qui, malgré les 30 points de Raphaël Dumont, ont su tenir à distance les tireurs de Vanier. Ces derniers sont 2e du circuit avec 46% de réussite du plancher, mais n’ont pu faire mieux qu’enfoncer 25 de leurs 69 tirs dans ce match.

Néanmoins, Vanier maintient une moyenne supérieure à 83 points par match et domine la ligue aux rebonds défensifs en plus de réussir le plus de tirs de trois points. Une équipe complète qui mise sur le meilleur pointeur de la ligue, Raphaël Dumont. Celui-ci est très bien entouré avec Yanis Malanda et Ludovic Tournier, notamment. Et le retour au jeu de Liam Daniel Ngos est assurément une bonne nouvelle pour la deuxième moitié de saison à venir.

Les Cheetahs devront continuer de démontrer un solide caractère s’ils veulent venger leur défaite en finale provinciale de la saison dernière. Ça a été le cas jusqu’à maintenant cette saison avec deux victoires en prolongation face à Brébeuf et John Abbott, mais également lors du 4e quart face à Sherbrooke.

Les Dynamiques du Collège Jean-de-Brébeuf sont la troisième équipe du trio de tête. Après deux défaites serrées contre Vanier et Dawson en lever de rideau, l’équipe dirigée par Michael Chmielewski a gagné ses huit parties suivantes. Pas nécessairement surprenant quand on a le joueur par excellence et le deuxième meilleur pointeur du circuit la saison dernière, Édouard Benoît et Omar Miguel Hibeljic.

Avec les vétérans Antoine Boubez et Isaac Pierre-Louis on a maintenant un quatuor qui fait partie du top 20 des pointeurs de la D1 collégiale. Et cet été on a greffé un athlète avec une histoire bien particulière en Giorgio Azzi. Un garde qui évoluait au niveau professionnel au Liban à l’âge de 15 ans et dont l’histoire a été racontée par Alexandre Pratt de La Presse en juin dernier.

https://www.lapresse.ca/sports/chroniques/2023-06-20/quand-le-sport-rassemble.php

Voici donc la recette qui fait de Brébeuf l’équipe la plus prolifique offensivement de la D1. Et avec des affrontements contre Vanier et Dawson les 12 et 14 janvier pour amorcer la deuxième moitié de saison, on pourrait très bien avoir un nouveau roi de la montagne.

Champlain-St-Lambert, John Abbott, Sherbrooke, Montmorency, Outaouais et Thetford sont à quatre points d’écart. Et d’ici la fin février, seules quatre de ces six équipes auront réussi à se qualifier pour les éliminatoires.

En vertu de leur victoire lors de leur duel, les Cavaliers sont devant les Islanders au 4e rang avec une fiche de 6-5 pour les deux équipes. Collectivement, Champlain-St-Lambert est une des équipes de tête au niveau des vols de ball (3e) et des rebonds offensifs (3e). Des signes de l’agressivité de son style de jeu, mais pas autant que le nombre de fautes alors que l’équipe est de loin celle qui a obtenu ET concédé le plus de lancers francs en première moitié de calendrier. Sauf qu’il faudra améliorer la statistique de 65,1% dans cette phase de jeu si on veut en profiter.

John Abbott est une équipe qui offre du bon jeu défensif étant 4e pour les points accoréds, notamment grâce à son jeu sous le panier alors qu’on est deuxième pour les rebonds défensifs et les blocs. Owen Mercier et Félix Thériault sont respectivement 2e et 6e pour les rebonds par match. À l’attaque, les Islanders misent sur le garde Miles King, un des meneurs les plus fiables du circuit et un maître aux 3-points. L’équipe du West Island sera à surveiller en 2e moitié. Mise à part une mauvaise séquence de quatre défaites en cinq matchs au début de la saison, la formation de David King a été très solide dans les dernières semaines.

Au 6e rang, on retrouve les Volontaires de Sherbrooke avec une fiche de 5-5. L’équipe est axée pleinement sur l’offensive avec une moyenne de 86 points par match. Cependant, elle est dernière en défensive, malgré qu’elle crée beaucoup de revirements. Brice-Philippe Fandio et Kyle Maurice sont les deux leaders offensifs avec des moyennes de 15 points par match. On voudra cependant voir Fandio avoir plus de performances de 25 points comme à ses deux premières rencontres de la saison. Et on aura aussi besoin de gagner plus de matchs serrés, ayant perdu trois des quatre duels s’étant soldés par six points ou moins.

Les Nomades de Montmorency, comme Sherbrooke, forment une équipe solide offensivement, mais avec des difficultés à garder le ballon hors de leur panier. L’équipe avait bien amorcé la saison avec trois victoires avant de perdre deux matchs en prolongation contre Outaouais et Champlain-St-Lambert. Les deux premières défaites d’une série de six en sept matchs. Assis sur la dernière place donnant accès aux éliminatoires, les hommes de Marc-Olivier Beauchamp auront de la pression dès le retour des Fêtes s’ils ne veulent pas être doublés par Outaouais ou Thetford.

Les Griffons de l’Outaouais ont une fiche de 4-6 et si on se fie aux statistiques collectives, on pourrait dire que rien ne laisse présager de grandes choses. Ou voir le verre à moitié plein et envisager les choses d’un bon oeil sachant qu’on a réussi à gagner quatre matchs malgré qu’on soit l’équipe la moins précise du circuit et celle qui a le pire ratio passes décisive/revirements. Mais avec Alexis Laforest qui est 5e pour les points marqués et le transfert de Brébeuf Gabriel Bourdages qui domine pour les rebonds et les blocs, il y a de quoi espérer de bonnes choses à chaque match.

Les Filons de Thetford sont l’autre équipe qui, avec une fiche de 4-7, peut encore se considérer dans la lutte. Bien qu’on ait le pire différentiel de la ligue, on mise sur d’excellents joueurs qui peuvent faire changer les choses. Le hic est qu’ils doivent être sur le terrain. Seuls trois joueurs ont joué les 11 matchs. Quand on se présente à sept, voire six joueurs pour disputer un match, il devient difficile de demeurer compétitif. Espérons pour Alex Katahwa que les Nlend, Lamonge et Arnaud restent en santé, mais également que les Koffi et Nwond puissent revenir. Si on pouvait avoir une formation complète, le talent est certainement là pour amorcer une remontée et grimper les échelons jusqu’à une place dans le top 7.

Les Dynamiques de Ste-Foy (2-8), les Lynx d’Édouard-Montpetit (2-9) et les Aigles d’Ahuntsic (2-9) auront énormément de difficultés à rattraper le terrain perdu.

Ste-Foy est une des meilleures équipes défensives du circuit. Les Dynamiques ont battu Édouard-Montpetit et Ahuntsic, mais ont également donné une solide opposition à Outaouais, Montmorency, Champlain-St-Lambert et John Abbott. Malheureusement, passer proche est insuffisant. En laissant leurs adversaires remonter la pente à quelques reprises en première moitié de saison, les troupiers de Vincent Plante se sont tirés dans le pied.

Édouard-Montpetit n’a pas pu miser sur le transfert de Montmorency Alec Marchand lors des huit premières rencontres. Son arrivée a eu un impact évident alors qu’il a amassé 28, 19 et 23 points dans les trois matchs qu’il a disputés, dont deux se sont soldés par des victoires. L’équipe maintenant dirigée par Loïc Rwigema risque de jouer les trouble-fêtes si Angel Pierre-François reste en santé et que François Giraldeau peut reprendre son rythme de la saison dernière.

Enfin, Ahuntsic vit un recommencement cette saison suite aux départs des Duprate, Thiam, Louassa et Verna. Keysean Dumont fait ce qu’il peut, mais en l’absence d’Akijah Leith et avec les matchs ratés par Miguel Doyon-Jérémy, il n’est pas évident de demander à des recrues de prendre la relève. Eli Jolin et Christopher Charles ont du talent, mais l’expérience collective ne s’achète pas. Malgré tout, on a battu Champlain-St-Lambert en plus d’infliger une raclée à un Thetford fortement diminué.

Basketball féminin

Les Blues de Dawson sont aussi au sommet du classement féminin, place qu’elles partagent avec les Dynamiques de Ste-Foy en vertu d’une fiche de 8-1. Cependant, Ste-Foy l’a emporté 79-70 lorsque les deux équipes ont croisé le fer à la fin novembre. Néanmoins, ça ne devrait pas changer grand chose puisque la D1 du basket collégial féminin se compose de deux sections cette saison. Dawson et Ste-Foy trônent loin devant au sommet de leur section respective et devraient aisément obtenir un laissez-passer pour les demi-finales en mars prochain.

Sans surprise, les deux équipes sont parmi l’élite dans la majorité des catégories statistiques collectives. Les deux équipes sont celles qui marquent le plus de points et qui en allouent le moins. Mais elles ne le font pas nécessairement de la même façon.

Les Dynamiques misent sur trois joueuses dans le top 8 des pointeuses de la Division 1. Nyodie Guerard (13,2 pts/match), Ahou Einah Marie Bethel Koffi (12) et Sophie Bergeron (11,7) forment assurément le trio offensif le plus dangeureux du circuit. Les Blues ont quatre de leurs joueuses parmi les 16 premières pointeuses, dont Christine Geraldo, qui a malheureusement raté quatre matchs (on pourrait dire 5 compte tenu qu’elle n’a joué que 11 minutes face à Ste-Foy).

Ces dernières semblent toutefois avoir une formation plus diversifiée alors que la production, comme l’efficacité défensive vient de plusieurs joueuses différentes. Ce qui peut expliquer en partie que Ste-Foy ait été impliqué dans plus de matchs serrés que Dawson. Il sera intéressant de voir les deux autres duels entre les deux équipes, surtout si Geraldo peut retrouver la forme.

Champlain-St-Lambert et Champlain-Lennoxville dans la section A ainsi que St-Jean dans la section B ont toutes trois une fiche de 5-4. Si St-Jean profitera probablement des difficultés des deux autres équipes de son groupe pour s’assurer une place en éliminatoires, ce sera bien différent pour les équipes du groupe A avec Vanier qui leur souffle dans le cou à 4-5.

Les Cavaliers ont eu le coeur brisé la saison dernière. Après avoir terminé au sommet du classement, elles se sont inclinées face à Dawson en demi-finale malgré une formation qui misait sur Chloe Oliver et Divine Dibula. L’équipe de Georges Germanos a cependant encore beaucoup à offrir avec les grandes Caitlin Frost, Candice Lienafa et Sophie Elzina Rene ainsi que les gardes Anaïs Levasseur et Marilou St-Pierre. Champlain-St-Lambert a perdu deux fois contre Ste-Foy, dont une en prolongation, et une autre contre Dawson. Les Cavaliers demeurent une formation dangeurese qui a tous les outils pour terminer la saison avec la bannière.

Champlain-Lennoxville maintient une fiche positive malgré qu’elle soit la deuxième équipe la plus permissive défensivement cette saison. Cependant, les Cougars arrivent à gagner les matchs serrés ayant remporté trois des quatre parties s’étant terminé par 5 points ou moins. Ce qui joue en leur faveur est assurément leur excellent travail au rebond, notamment grâce à Anne-Marie Babin et Ingrid Khuong. Lennox devra maintenant obtenir un maximum de production des coéquipières de Catherine Oliver qui est actuellement 2e de la ligue avec une moyenne de 14,6 points par match.

Les Géants, championnes en titre, en sont maintenant à l’ère post-Rosalie Mercille, mais également post-Clara Bergeron et post-Ève Atchampone. L’équipe est maintenant menée par Sophie-Anne Bouffard, Kayla Couturier et Léa Riopel. St-Jean a connu une première moitié de saison en montagnes russes avec deux victoires pour commencer, suivies de trois défaites et de trois victoires avant de s’incliner face à Vanier avant la pause. Les recrues Deborah Damoah et Juliette Gargya ont maintenant 9 matchs d’expérience au niveau collégial, voyons voir si la formation de Bernard Tanguay pourra gagner en constance et se positionner comme une équipe avec le potentiel de conserver son titre.

Les Cheetahs de Vanier sont actuellement 4e de la section A où la bataille sera féroce jusqu’à la fin. Elles sont la seule équipe à avoir vaincu Ste-Foy, mais également la seule à avoir perdu contre Montmorency. Kenedie Haruna est la meilleure pointeuse du circuit avec sa moyenne de 14,8. La vétérane a connu son meilleur match lors de la victoire de face à St-Jean avec 27 points. Elle aura fort à faire si elle veut garder les espoirs d’éliminatoires en vie pour son équipe. Mais elle aura besoin de ses coéquipières, dont Cairo Henning et Tricya St-Cyr notamment.

Au bas du classement, on retrouve Montmorency et Trois-Rivières. Néanmoins, puisqu’elles évoluent toutes deux dans la section B, elles vont se battre entre elles pour une place en éliminatoires. Qui plus est, elles s’affronteront deux fois de suite pour leurs deux derniers matchs du calendrier régulier. Reste à voir si l’une des deux formations pourra prendre une avance suffisante au classement d’ici là.

Les Nomades ont vaincu Vanier et ont offert une bonne opposition à Champlain St-Lambert et Champlain-Lennoxville en première moitié de calendrier. Menées par la pivot Yasmine Djibril et la garde Emmanuelle Laurent, elles auront tout de même à rejouer deux fois contre les Cheetahs en plus d’affronter Ste-Foy et Dawson à une autre occasion. Pourront-elles jouer le tour à Vanier encore ou ces dernières seront-elles fouettées par le résultat du premier match? À voir.

Quant aux Diablos de Trois-Rivières, on parle d’une formation très jeune qui a perdu cinq des six joueuses qui avaient le plus de temps de jeu l’an dernier. L’expérience acquise en première moitié de saison sera-t-elle suffisante pour espérer aller cher un gain avant les affrontements face à Montmorency?

À suivre. L’action reprend le 11 janvier.